Maître WANG Wei Guo

WANG Wei Guo est né le 25 aout 1956 à Pékin, il pratique les arts martiaux internes depuis l’âge de 10 ans Il a eu successivement deux maitres appartenant à deux grandes écoles de Taiji Quan :

·  il a appris le style Yang auprès de Maître GU Li Sheng dont il devient le disciple, lui-même élève de YANG Shao Hou, frère du célèbre YANG Cheng Fu, tous deux neveux de YANG Luchan, le fondateur du style Yang.

·  puis il reçut l’enseignement de maître CHENG Yuan Ling,

Il pratique également le Nan Quan (boxe du sud), la lance et autres armes.

Maitre WANG Wei Guo a enseigné de façon discrète en France depuis le début des années 80.

Arrivé en France en 1981, WANG Wei Guo a enseigné le Taiji Quan en France (Paris, Bordeaux, Clermont-Ferrand, Aix-en-Provence et à La Réunion) et en Suisse (Lugano). Il a été entraîneur de l’équipe de France de Wushu pour la 1ère coupe du monde de Kung Fu à Pékin en 1984. 

Avant son arrivée, on connaissait surtout un taichi tranquille, une gymnastique. Il a révélé aux pratiquants français une pratique plus intense, sportive, martiale. Par son intermédiaire la France a découvert le Wushu et des compétiteurs ont pu participer officiellement en 1985 et 1986 (sous le patronage de la FFKAMA à l’époque) aux premiers internationaux organisés par la Chine.
Entrainés par Maitre WANG, Jean-Michel COUDART et Patrick GAILLOT furent les premiers français à affronter sur leur terrain les spécialistes chinois du taichi, parmi lesquels des champions comme CHEN Xiaowang ou DING Jie.

Maitre WANG Wei Guo vit actuellement en République Populaire de Chine.

Selon WANG Wei Guo : “le Taiji Quan concerne essentiellement la relation entre l’homme et l’espace. La relation avec l’air, bien sûr est importante, mais essentiellement l’espace. L’espace existe, à droite, à gauche, en dessus et en dessous de nous, mais nous ne profitons pas pleinement de cette relation. Le dessous ne s’arrête pas sous nos pieds, nous pouvons pénétrer dans le sol beaucoup plus profondément comme les racines d’un arbre. Et, le dessus ne s’arrête pas au-dessus de notre tête, le ciel est immense et nous pouvons nous étendre à l’infini”.

L’importance de la sensation,

 Le Taiji Quan n’est pas seulement physique, ni seulement mental, il y a une composante des deux, l’important est de sentir. (Bouger ET écouter !)
Pour les Occidentaux, la méditation est synonyme d’abstraction. L’esprit s’échappe, s’en va dans quelque autre lieu poursuivant les pensées et notre conscience n’est plus unie au corps.
Dans la pratique du Tai Chi Chuan, au contraire, la conscience est ici, maintenant avec le corps et l’esprit, une union pas une scission.

Le Qi, c’est l’énergie, la source vitale.

On parle trop d’énergie comme d’une chose mystérieuse, mais pourtant, c’est simple comme l’eau et la nourriture. L’énergie est très difficile à définir, mais la travailler permet de mieux la connaître et de mieux se connaître. Le Qi est dans l’espace, créer de l’espace, c’est amener du Qi, l’ouverture (Kai jin) est essentielle.
Le travail sur l’énergie aide dans la vie quotidienne à acquérir un meilleur équilibre, une meilleure santé. 

Taichi et Qi Gong ?

‘Le Chi de la vérité’- entretien Wang Wei Guo – interview par Daniel Herouin -1999 – Extrait

” -Quelles différences fondamentales y a-t-il entre le Taiji et Qi Gong?’

 WWG ” -Le Taiji est la forme la plus complète, elle englobe les formes internes et externes. Elle est universelle. Elle a réuni beaucoup de techniques de Qi Gong. Lorsque l’on parle interne, on englobe en plus du Qi Gong, toutes les techniques énergétiques et respiratoires. On ne peut pas comparer le Qi Gong et le Taiji. Beaucoup de gens disent pratiquer le Qi Gong mais, en fait, ils pratiquent une autre forme de travail qui comprend un enchainement de Qi Gong (ex: Shaolin, Shing Yi, Pa Kua, Taiji…). Le Qi Gong est utilisé pour se soigner, se masser, masser les autres. Le Qi Gong martial c’est tout ça, plus l’utilisation du Chi dans la confrontation pour déstabiliser l’adversaire. En conclusion, le Qi Gong martial sans art martial n’existe pas.”

Spécificité de notre pratique :

Ce qui caractérise notre pratique de style Yang, c’est l’ouverture (une certaine amplitude des pas et des mouvements) permise par le relâchement (Song), les cercles, la spirale au sein de nos mouvements, mouvements en alternance amples et resserrés, où la vivacité est présente dans la lenteur…
Relâché et présent, ouvert et uni, lent et vif, posé et léger …
Le travail avec partenaire est régulier, pour tester la progression acquise par la répétition des bases et du taolu (forme 108 mouvements).